dimanche 14 septembre 2014

Les LARIERE de Vaucouleurs, marcaires alsaciens? suisses? épine généalogique

Ce 3ème épisode est la suite de l'article consacré à Etienne FARNY, marcaire de Vaucouleurs dans la Meuse.

Aujourd'hui, je vais vous parler de son épouse, Agatte ALERY.

D'après son acte de sépulture du mercredi 19 avril 1752 à Rigny-la-Salle (Meuse), Agathe est décédée à l'âge de 90 ans, et serait donc née aux alentours de 1662.


"L'an mil sept cent cinquante deux Le dix neuvième jour du mois
d'Avril est décédée en cette paroisse Agathe Hallerie veuve
de de deffunt Estienne Farnier agée de de
Environ nonante ans après avoir esté confesse ayant receü le saint
....et L'extrême onction son corps a été inhumé Le lendemain
dans le cimetière de cette paroisse avec toute les ceremonies accoutumées
par la Sainte Eglise en presence des parens et temoins qui
ont signés avec moi.
Le febvre Curé
J Thiebaut
Nicolas farnier
Bartjelemy Estienne"

L'orthographe de son patronyme est sans cesse différente à travers les années.
Celui-ci peut s'écrire:
ALERY
HALLERIE
HARLIN
HARLY
HALRIEU...

En fait, son patronyme est LARIèRE.

C'est d'ailleurs l'orthographe choisie lors du mariage de sa fille Agathe Farny avec Nicolas Ribisé en 1710 à Vaucouleurs.

Cela concorde avec l'ensemble des marcaires LARIERE présents dans le lieu-dit de La Voivre à Vaucouleurs.
Il suffit d'un curé malentendant et d'un accent pour changer et alterner les syllabes.

Encore une famille de marcaires...après les VIBRAC (Vinbiac ou Ribisé?), les FARNY (suisses?), voilà mes ancêtres LARIERE qui étaient tous dans le même hameau...

Qu'ai-je trouvé sur les LARIERE? qui je suppose sont de la même famille:

- Gaspard LARIERE, marcaire, marié à Catherine Deville,
- Françoise LARIèRE, femme de Melchior DEVILLE, marraine de Barthélémy FARNY, fils d'Agathe, en 1710 à Vaucouleurs,
- Barthélémy LARIERE, parrain du même Barthélémy Farny,
- Sa femme, Marie DEVILLE, marraine du petit Nicolas Farny, en 1710.

Ce dernier, Barthélémy LARIERE, marcaire également à La Voivre, se fiance le 13 mai 1710 avec Marie DeVille à Vaucouleurs :
Archives départementales de la Meuse - pages 165 - VAUCOULEURS > Baptêmes, Mariages, Sépultures Cote 2 E 546 (2)
 "L'an mil sept cent dix le treize mars après avoir cy devant publié trois
bans au prosne de la messe paroissiale entre barthélémy Lariere
marcaire de La Voyvre fils de feu Nicolas Lariere et de Catherine Tanne
de la paroisse de Fallerin dioceze de Strasbourg et entre marie de
ville fille de melchior de ville aussy marcaire et de francoise Lariere"
Archives départementales de la Meuse - pages 165 - VAUCOULEURS > Baptêmes, Mariages, Sépultures Cote 2 E 546 (2)
"de Lavoyvre dautre sans quil y ait eu aucun empechement ny opposition
Je Sebastien Huon vicaire de vaucouleurs ai receu leurs
mutuelles consentements de mariage et leurs ait donné
La Benediction nuptiale avec les Ceremonie prescrites
par la Ste Eglise en presence de gaspard Lariere
Nicolas et Jean les didier qui se sont soussignes comme
temoins avec moy Lépoux et lepouse ayant declaré ne scavoir
signer"

Les LARIERE seraient d'origine alsacienne, mais je n'ai pas trouvé le nom de la paroisse mentionnée...
Si un de mes lecteurs a une idée...?

Un des témoins, Gaspard Larière, est peut-être un cousin, car il n'a pas les mêmes parents lors de son mariage à Vaucouleurs le 17 avril 1708 avec Catherine de Ville.
Aussi marcaire de La Voivre, il est le fils de Paul LARIERE et Didière NAIR.
Aucune mention de son origine n'est indiquée.

Un autre LARIERE s'est marié en 1711 à Neuville-les-Vaucouleurs, commune également situé à côté du hameau de La Voivre:
Archives départementales de la Meuse - Page 77 - NEUVILLE-LES-VAUCOULEURS > 1693-1712 Cote E dépôt 288 (1 E 2)
"Lan 1711 le 29 jour du mois de 9bre apres avoir publié cy devant un
ban au prosne de la messe paroissialle le dimanche 15 dud mois entre
Jean Larrier Suisse de nation canton de Marback paroisse dautray
avec la permission de Monsr L'official de Vaucouleurs cy jointe et
Claudette Devouton veuve de feu Claude Matthieu de cette paroisse
sans qu'il y ayt eu aucun empechement ny opposition Je Jannin
pretre curé de Neuville soussigné en consequence de la dispense
obtenue des autres bans accordée par monsusd. official de
Vaucouleurs le...jour dud. mois de 9bre ay receu leur mutuel
consentement de mariage et leur ay donné la bénédiction nuptiale avec
Les Ceremonies prescrites par la Ste Eglise En presence de gaspard Larrier
Jean Delouze et des... tesmoins et parent qui ont signés avec
nous"

Les Larrier pourraient donc être suisses.
Cependant, si j'ai bien trouvé la commune de Marbach en Suisse, celle-ci n'est pas un chef-lieu de canton, et surtout, elle est située dans un canton alémanique!
Mystère....

Je vous remercie à l'avance pour vos suggestions, fidèles lecteurs!




Les FARNI (Farnier) , marcaires suisses?


Suite à mon article sur mes ancêtres VIBRAC, marcaires de profession, je me penche aujourd'hui sur mes aïeux dénommés FARNIER.

Pour rappel, mon ancêtre Jean VIBRAC s'est marié le mardi 3 mai 1729 à Rigny-la-Salle (Meuse) avec Madeleine FARNIER.
Elle est dite fille d'Etienne et d'Agatte ALLERY.

A ce jour, je n'ai pas retrouvé son acte de baptême.
Elle est supposée être née aux alentours de 1703.

Qui sont ses parents?

Son père, Etienne FARNI (et non FARNIER) est mentionné dans l'acte de mariage d'Agatte FARNI, soeur de Madeleine, avec Jean RIBISé le 25 février 1710.
Etienne est alors présent et sa profession indiquée est celle de Marcaire.
Son lieu de résidence est celui de La Voyvre, écart de Vaucouleurs, que j'ai mis beaucoup de temps à retrouver. Heureusement, les cartes de Cassini m'ont été d'une précieuse aide.
Il est curieux qu'un marcaire, domestique qui s'occupe des vaches et du fromage dans les Vosges, se retrouve, dans la Meuse.

Etienne FARNI, avec son épouse Agatte ALLERY, ont eu, au  moins, une dizaine d'enfants:

- mon ancêtre, Madeleine FARNIER, née vers 1703
- Agatte FARNIER, mariée le 25 février 1710 à Vaucouleurs avec Nicolas RIBISé (VIBRAC),
- Antoine FARNIER marié le 11 février 1721 à Vaucouleurs avec Madeleine DEVILLE,
- MarieMarie FARNIER Mariée le 30 juillet 1730 à Rigny-la-Salle avec Claude ADENOPHE,
- Marie FARNIER Mariée le 18 janvier 1734 (lundi) à Rigny-la-Salle avec Pierre BERTE,
- Nicolas FARNIER ca 1710- Marié le 29 janvier 1737 à Rigny-la-Salle avec Anne Marguerite ETIENNE 1704-
Barthélémy FARNIER, né le 26 juin 1710 à Vaucouleurs, marié le 17 septembre 1749 (mercredi) , Ochey,54405,Meurthe-et-Moselle,Lorraine,FRANCE, avec Anne VOILQUIN 
- Jean FARNIER (1685-1750),  marié le 8 janvier 1716 (mercredi) à Rigny-la-Salle, avec Françoise FABIN (1690-1768),
Sébastienne FARNIER (1698-1786),  mariée le 3 janvier 1719 à Rigny-la-Salle, avec Alexis ETIENNE 1697-1754,
Catherine FARNIER (ca 1700-ca 1770),  mariée le 15 février 1729 à Rigny-la-Salle, avec François CHATELAIN ca 1695-/1755, mariée le 10 janvier 1757 à Rigny-la-Salle avec André COUSIN,
-  Joseph FARNIER 1712-1722
-   Gaspard FARNIER 1714-1715


Sur les arbres mis en ligne sur Généanet, certains cousins généalogiques mentionnent l'information suivante:
"Les farnier quittent leur région d'origine (la suisse) vers 1688. Etienne avec son épouse agathe Larriere ou Allery et un petit garçon de deux ou trois ans (Jean) s'installe à Rigny-la-salle comme Marcaire".

Mais là encore, pas de sources!
Je n'ai pas encore dépouillé toutes les tables, mais a priori, rien ne mentionne cet évènement.

Ce qui semble sûr est que Etienne FARNI (Farnier) et Agathe ALERY sont la base d'une lignée de fondeurs de cloches, comme le montre l'article écrit par M. Douche "La saga de la famille FARNIER".

Je le découvre, en rédigeant le présent article, mais M. Douche confirme mes dires :
http://www.clocherobecourt.webou.net/Robecourt/Images/General/Saga%20FARNIER.pdf
Par contre, rien sur l'origine suisse des FARNI.
Cependant, sur Geneanet, dans l'origine du patronyme, on peut lire ceci:
" Porté en Alsace et dans la Moselle, également présent en Suisse, semble correspondre à Fahrni (voir ce nom). Variante : Farni."

Le patronyme Fahrni:
"Originaire de Suisse alémanique, c'est sans doute un dérivé du verbe allemand "fahren" (= aller, conduire, passer), qui devrait correspondre aux noms Fahrer, Fahrner (= conducteur, passeur). Attention cependant : Fahrn peut être une variante de Farn (= fougère), et donc un toponyme.

Mes ancêtres Farni seraient donc alsaciens ou suisse d'origine.
Me reste à trouver le chaînon manquant entre la Suisse et Vaucouleurs.
FARNI, et non FARNIER : c'est ainsi qu'est finalement écrit le patronyme sur les registres de Vaucouleurs.

Le plus ancien acte trouvé à ce jour sur les FARNI est l'acte de baptême de Marie FARNY, fille d'Etienne et Agatte, baptisée à Vaucouleurs le 25 février 1707.
Archives départementales de la Meuse - pages 107 - VAUCOULEURS > Baptêmes, Mariages, Sépultures Cote 2 E 546 (2)
"Marie fille Legitime détienne farny marcaire de Lavoivre
et d'Agatte harlin son epouse née le vingt cinq et Baptizée
le vingt six feuvrier mil sept cent sept a eu pour parein
Michel Feuinder Jeune homme et pour maraine Agatte
farny aussy Jeune fille Laquelle seul a signé signé M.
Louis Laurent vicaire et Farny"

Etienne Farny est toujours mentionné comme marcaire de La Voivre.
Idem le 17 décembre 1709 lors de l'inhumation de sa fille Jeanne à Vaucouleurs.

Etienne et Agatte semblent vivre dans une communauté de marcaires, comme l'attestent les actes de baptêmes de Barthélémy et Nicolas le 26 juin 1710.
Archives départementales de la Meuse - pages 167 - VAUCOULEURS > Baptêmes, Mariages, Sépultures Cote 2 E 546 (2)
"Barthelemy et nicolas Enfant Jumeaux fils legitime d'Etienne
farny marquaire de Lavoivre et de agathe harly son epouse né
et Baptisé Le vingt six Juin mil sept cent dix ont eu pour parrein
Scavoir Led. Barthelemy pout parrein Barthelemy Larier et
pour marreine francoise Lariere femme de melchior deville
et Led. Nicolas pour parrein Vinbiac et pour marreine marie
de ville femme de Barthelemy Lariere tous marquaire qui
ont declaré ne scavoir signer. Signé M. Jean lagny curé de vaucoul."

Tous les témoins sont marcaires et tous sont liés à "mes" Vibrac, mentionnés dans l'article précédent, et notamment aux De Ville. Un Vinbiac est mentionné : s'agit-il de mon ancêtre Vibrac?

Quant aux LARRIERE, ils seront le sujet de mon prochain article...

samedi 13 septembre 2014

Les Vibrac, marcaires de Vaucouleurs et leur origine : une épine généalogique!

Un nouvel article dans "Mes Racines Familiales" pour vous présenter une partie de mes ancêtres lorrains, et plus exactement meusiens, originaires de la ville de Vaucouleurs ; même si nous verrons plus loin que les origines se discutent!

Mon ancêtre Nicolas VIBRAC, né le 7 mars 1730 à Rigny-la-Salle, à côté de Vaucouleurs, était le fils de Jean VIBRAC et de Madeleine FARNIER.
Jean et Madeleine, ses parents, se sont mariés au dit Rigny le 3 mai 1729.

Archives départementales de la Meuse page 215/221 Cote E dépôt 329 (1 E 2)
"Lan mille sept cent vingt neuf Le troisieme du mois de
Mai apres avoir ci devant publié trois bans de mariage
entre jean vibrac fils de deffunt jean vibrac et de feüe
Barbe des villes ses pere et mere dune part et Madeleine
farnier fille d'Etienne farnier et d'agathe allery ses pere
et mere sans que personne se soit opposé nï ....aucun
Empechement je Louis Joseph Le febvre pretre et curé de
Rigny la salle soussigné ai Reçu Leur mutuel Consentement
de mariage et Leurs ai donné la Bénédiction nuptiale et
les Ceremonies ordinaires en presence des Temoins soussignés
avec moy et l'Epouse, Epoux a declaré ne savoir signé."
Le Febvre curé de Rigny la Salle
Magdeleine Farnie
E...iene farni(e)
M. Corot
cuny françois
Bertelain

Leurs origines ne sont pas mentionnées et on peut ainsi supposer qu'ils sont natifs de Rigny.
Leurs actes de décès en 1762 pour Jean et en 1783 pour Madeleine n'indiquent aucune information à ce sujet, et je n'ai rien trouvé sur les tables de Rigny la Salle.

Mais où sont-ils nés?

La mention de leurs parents va me permettre, grâce à Geneanet et au site de dépouillement "Meuse-archive", de trouver la fratrie, leurs "collatéraux".

Les VIBRAC

Si je scrute les résultats sur Généanet, sans conteste, ils sont natifs de Vaucouleurs.

D'ailleurs, là encore, l'orthographe du patronyme est plus que changeante: Vibrac, Vibracq, Vibraque...et même Bibrac (comme dans l'acte de sépulture de Madeleine Farnier). A bien noter, car comme dirait l'autre, et cela vaut surtout en généalogie, le diable se cache dans les détails!

Sur Généanet, les adhérents partageant les mêmes ancêtres, mentionnent Strasbourg comme ville d'origine de Jean Vibrac le père?! Sans mentionner la source. Je veux bien avoir des origines alsaciennes, mais je n'ai trouvé sur aucun arbre, la source de cette information.

Bon..soit!

La fratrie supposée de mon ancêtre Jean (le fils):

- Barbe VIBRAC(que)
fiancée le 20 novembre 1720 à Vaucouleurs avec Claude OUDIN. Ceux-ci se sont mariés, toujours à Vaucouleurs le 4 décembre. Que nous disent les actes:
Archives départementales de la Meuse - page 330 1700-1720
Cote 2 E 546 (2)  
"L'an Mil sept cent vingt le vingt novembre Claude oudin
fils de feu francois oudin et de marguerite sauffrignon ses
pere et mere dune part et Elisabeth vicbrac fille
de feu jean vicbracque et de feu barbe vélasne ses pere
et mere dautre part ont été fiancé et se sont promis
mutuellement de se mariés ensemble au plus tard dans
quarante jours les quels promesses ont été reçues
et bénis par moy nicolas Bresson administrateur
En presence de Toussaint oudin Claude moinst et de
Nicolas Didier qui ont signé avec moy "

Je suppose que Barbe Vibrac est la soeur de Jean, même si le patronyme de la mère est passé de "Des villes" à "Vélasne".
Là encore, pas de mention de l'origine des époux.

- Un frère? Nicolas Vibrac:

Archives départementales de la Meuse - page 163 1700-1720
Cote 2 E 546 (2)  
 "Lan mil sept cent dix le vingt deux feuvrier Nicolas vibrac et
agatte farny se sont promis mutuellement de se marier ensemble et au
plus tost dans quarante jours Lesquelles promesse ont
esté reü et bénie par moy Jean Lagny curé de vaucouleurs
en presences de gaspard lariere marquaire et etienne farny
aussy marquaire de lavoivre qui se sont soussigné comme
témoins avec moy le fiancé et la fiancée ont declaré ne scavoir
signer"

Je suppose à ce stade que Nicolas est le frère de mon ancêtre Jean.
Cela est possible vu que Nicolas est également marié à une Farnier, dite ici Farni, et qu'un des témoins est Etienne farny comme le père de mon ancêtre Madeleine.

S'il s'agit bien de mon ancêtre Etienne Farnier (Farni), celui-ci serait marquaire, profession d'éleveur surtout rencontrée dans les hautes plaines vosgiennes.
Lavoivre est le lieu-dit de La Voivre, situé entre Vaucouleurs et Neuville.

Quelques jours plus tard, le vingt cinq février, Agathe Farni se marie.
Sauf que l'époux ne s'appelle plus Nicolas VIBRAC mais Nicolas...RIBISé...!?
Et après avoir vérifié les registres de Vaucouleurs, il s'agit bien du bon acte de mariage. Que nous dit-il?
Archives départementales de la Meuse - page 163 1700-1720 Cote 2 E 546 (2)

" L'an mil sept cent dix le vingt cinq février après avoir cy devant publiée un
Ban au prosne de la messe paroissialle entre Nicolas Ribisé (Vibisé) fils de
Jean ribisé et de barbe Villaine ses pere et mere de La paroisse
dautrin dioceze de Chamb.r..y (Chambéry?) et entre agatte farny fille d'Etienne 
farny marquaire de Lavoyvre et de agatte Lariere ses pere et mere dautre
sans quil y ait eu aucune empechement Je Sebastien Huon Vicaire de
Vaucouleurs en consequence des deux autres bans accordé par monsieur
L'official de Vaucouleurs le vingt deux dudit mois signé Caudebeccq ait
Receu leurs mutuelle consentement de mariage et leurs ais donné
La Benediction nuptialle avec les ceremonie prescrittes par la Ste Eglise
en presence d'Etienne farny gaspard LaRiere aussy marcaires Claude
dupont et nicolas didier qui se sont soussigné comme témoins avec moy
Vicaire"

 D'où vient ce changement d'orthographe entre les fiançailles et le mariage pour le patronyme du marié??
Nicolas et mon ancêtre Jean semblent avoir les mêmes parents:
- le père s'appelle Jean (Bon, ok, il s'agit du prénom le plus courant);
- le prénom de la mère est Barbe, même si l'orthographe de son patronyme est encore différente: Villaine, Velaine, DesVilles....

Si les 2 sont bien frères, cela veut dire que mon ancêtre serait originaire de Savoie si je pars du principe que le diocèse indiqué est celui de Chambéry! sauf que ce diocèse n'aurait été créé qu'en 1779!
Je n'ai pas trouvé le village d'Antrin sur Gencom...!

En marge de l'acte de l'acte, quelqu'un a inscrit en majuscules : ANTHY, qui se trouve effectivement en Haute-Savoie...

Quelqu'un a t-il une idée pour cette épine généalogique?

En 1712, Nicolas a eu, avec Agatte Farnier, un fils prénommé Jean.
Nicolas est alors dit marquaire de Burniqueville.
Nicolas exerçait donc le même métier que son beau-père, Etienne Farni.
Mais d'ailleurs, pourquoi des marcaires dans la Meuse, alors qu'il s'agit d'un métier des "dessus" vosgiens? ça c'est une autre histoire.

Un prochain article sera consacré aux FARNI.

Merci d'avance pour votre aide.

lundi 14 juillet 2014

Un blog...qui tisse sa toile #challengeAZ

Au fur et à mesure que les articles s'accumulent et que les challenges passent, mon blog commence à se faire connaître, sur le réseau bien entendu, mais aussi dans la famille, et surtout la famille un peu plus éloigné.

Grâce à ce dernier challenge 2014, les articles font résonance dans la sphère familiale et chez les cousins, qui sont stupéfaits et attentifs, voire complètent mes propos. 
Jusqu'à maintenant, j'avoue ne jamais avoir eu de réactions négatives et c'est tant mieux. Je n'en espérais pas autant. Je m'aperçois que je ne suis pas un cas isolé et que les "généablogueurs" rencontrent la même ferveur chez leurs lecteurs.

Je le répèterai donc: je ne regrette pas d'avoir ouvert mon blog. Et surtout merci à mes fidèles lecteurs!

En attendant, je vous propose la synthèse de notre challenge 2014 "Bloguez votre généalogie de A à Z" organisé de main de maître par +Sophie Boudarel.
 
Durant ce challenge 2014 dont le thème était "Partis loin de chez eux...", j'ai essayé de vous faire voyager et de suivre les pérégrinations de mes ancêtres ; ces ancêtres qui sont partis un peu peu plus loin, voire très loin de chez eux.
Pourquoi? pour le travail? pour des "épousailles"?
Je n'ai pas forcément la réponse mais je compte sur votre assiduité et vos remarques, suggestions pour m'apporter des pistes nouvelles et faire disparaître certaines épines généalogiques.
J'espère avoir réussi ma mission, mais, même si le temps était compté, j'ai pris plaisir à écrire ces articles et c'est bien là l'essentiel.

Je tiens à remercier +maiwennbourdic pour son article sur les frises chronologiques qui a permis d'agrémenter et de rendre un peu plus vivant deux de mes article.

Vous pouvez retrouver l'ensemble des articles publiés par les blogueurs généalogistes sur le blog de Sophie "La Gazette des Ancêtres".

A comme Ardennes, département d'origine de Catherine PAQUY 

B comme BONNIN Jean-Baptiste, berrichon décédé à Auberive (51)

C comme Crainvilliers, village d'origine de François MIROUEL

D comme Dominique SYMIAND, un montagnard devenu lorrain

E comme Espagne et sa traversée par Pierre MUTELOT en 1813

F comme Fernande GAILLET, partie trouver...son amoureux!

G comme Gondreville (54), paroisse des LE HEU

H comme Heugnes, village d'origine de François Renoncé

I comme Istanbul en 1919

J comme Jean Bataille, un aïeul qui a souffert...

K comme Koeur, village meusien : bis repetita!

L comme LEDUC Nicolas, coquillier, disparu des registres

M comme Mes Ancêtres Mosellans de Plappeville

N comme Nancy, lieu de mariage de Nicolas Lequeux

O comme Osne-le-Val (Haute-Marne), paroisse de Cyriaque

P comme Pyrénées, lieu de décès de Catherine Monnet 

Q comme les Quatre-Tours de Mandres

R comme Réfugiés suite à la Grande Guerre

S comme les SELLERET ou CELERY, d'origine inconnue

T comme Tarn-et-Garonne, berceau des FILIE

U comme Urciers (Indre) village du Boischaut

V comme Vernhet Louis, dit Vergniette, le cavalier

W comme Woëvre, plaine où vécurent mes aïeux

X comme Xermaménil (54) et mon aïeul transalpin


Z comme le Z d'Alizay en Normandie

lundi 7 juillet 2014

#Actesinsolites A Rigny-la-Salle, on y passe et on y trépasse...

Ce week-end, j'ai le plaisir de revenir dans le "dur" de la généalogie, à savoir la lecture des registres paroissiaux. 
Je ne sais pourquoi, mais je me suis repenché sur mes ancêtres de Rigny-la-Salle, commune meusienne, dont il me reste encore beaucoup à découvrir.
J'y découvre mes ancêtres mais aussi quelques actes un peu plus originaux, en dehors des sentiers.

Au gré de mes recherches, j'ai accumulé dans mon baluchon de généablogueur, les curiosités suivantes:
- un maudit retombé dans le droit chemin, 
- un enfant illégitime,
- et un "estranger" succombant à Rigny.

Qui dira qu'il ne se passait rien autour des chaumières de nos ancêtres!

1) Dans la famille des "réchappés", j'ai Samuel:



 "Le 17 may 1685 par moy prettre curé soussigné a été inhumé
dans le cimetiere de ceans samuel reine homme aagé de soixante
quinze ans environ mort par la grace de Dieu dans la foy catho
lique apostolique et romaine quoy qu'autrefois Dans l'heresie
du maudit Luthere ayant fait abjuration de l'heresie à Paris
par devant Mons. le curé de St Paul
Deruin"

Samuel a beau eu se convertir à la religion catholique, son passé religieux n'a pas disparu et a laissé des traces dans les mémoires de la paroisse. Un baptême n'aura a priori pas suffit pour laver tous ses anciens pêchés!


2) Dans la famille des enfants illégitimes, j'ai Anne
Archives départementales de la Meuse

" Le 4ème janvier 1688 par moy Religieux penitent du couvent
de vaucouleur par permission de monsieur le curé, a été baptizée
une fille née du premier dudit mois par les voyes illegitimes et
par le péché de fornication provenant des oeuvres de françois Doüay
natif à deux Lieux de Paris, marechal ferant dans la compagnie
au regiment d'...., et de Nicolle fery fille de coucey proche
de neufchatteau, qui reside icy depuis trois moy pour y faire ses couches
L'Enfant à été nommée Anne par Claude Madot et Claude Limonte
parrain et marraine qui ont declarer ne sçavoir signer le pere sus
nommé dudit enfant à été declaré par laditte nicolle fery à la
sage femme dans ses couche, comme elle l'avait fait auparavant
Maurice d'Ancerville"

Un religieux qui aime les détails et sait rappeler les pêchés de ses ouailles.
Un temps pas si lointain...

3) Dans la famille des immigrés, j'ai Mister Calahan:


"Le même jour quatorzieme avril de l'année mil sept cents
sept par moy pretre curé soubsigné à été inhumé dans le
cimetier de ceans Denis Calahan Irlandais de nation âagé de
cinquante ans environ domestique de monsieur Calahan, capitaine
dans le regiment de monsieur dorinthon, mort par la grace de
Dieu dans la communion de l'eglise cath. Apostoliq et Romaine
et muny de tous les sacrements. M. N Jeannin qui à assisté
au convoy et qui était son hoste à signé avec moy"

En passant par la Lorraine, on dirait que même les irlandais y ont laissé leurs sabots...dondaine!

Vous aussi, parlez des actes insolites cachés au sein de nos nombreux registres paroissiaux!



dimanche 29 juin 2014

Z comme le Z d'Alizay en Normandie #challengeAZ

Durant ce challenge 2014 dont le thème est "Partis loin de chez eux...", je vais vous proposer de continuer à me suivre ou plutôt de suivre les pérégrinations de mes ancêtres.
Ces ancêtres qui sont partis un peu peu plus loin, voire très loin de chez eux.
Pourquoi? pour le travail? pour des "épousailles"?
Je n'aurai pas forcément la réponse mais je compte sur votre assiduité et vos remarques, suggestions pour m'apporter des pistes nouvelles et faire disparaître certaines épines généalogiques.

Pour finir ce Challenge généalogique A à Z organisé de main de maître par +Sophie Boudarel , je vais vous parler de mon ancêtre Louys GENTES.
L'orthographe de son patronyme est à confirmer. Il pourrait s'agir de Genetes ou Geneles...
Celui-ci s'est marié le 14 janvier 1681 à Jaillon dans l'actuel département de Meurthe-et-Moselle, entre Toul et Liverdun.
Il prend pour épouse Margueritte ROCQ, jeune fille de la commune.

Le curé de Jaillon nous donne, ici-bas, quelques informations sur les mariés:
Archives Départementales de Meurthe-et-Moselle - page 80 Source: http://www.archives.cg54.fr/fr/archives-en-ligne/registres-paroissiaux-et-detat-civil.html Registres Jaillon (AD54) page 80 B. (1669-1674, 1677-1715, 1717-1792), M. (1669, 1677-1715, 1717-1792), S. (1673, 1677-1715, 1717-1792) 1669-1792 5 Mi 270/R 1

"Le quatorze Janvier mil six cent quatre vingt un apres les fiançailles
et publications faites dans bans du mariage d’entre Louys Gentes (Genetes ou Geneles) de
St Germain d’Alisé en normandie, et de Marguerite Rocq vesve de
deffunt Demenge Laurent vivant habitant de jaillon, ne s’estant trouvé
aucune opposition ny empechement quelconque, Je soussigné curé dudit
Jaillon les ay marié et leur ay donné la benediction nuptialle du fait
de l’Eglise, et selon les formes prescriptes par …, en presence de Christophe
Jacot habitant dudit lieu et comme assistant et amis dudit Genites, de
Demange, et Noël les Rocq dudit jaillon freres de ladite Margueritte
et de Felix Laurent de Francheville parent dudit déffunt Demange
Laurent soussignés à la ….desdits mariés et dudit noël Rocq, qui
ont déclaré ne scavoir signer, en présence aussi de Nocolas Prévost mayeur
audit Jaillon aussi comme assistant qui a déclaré ne scavoir signer, ainsy -"

Louis est d'origine normande, de la paroisse d'Alisé, qui se trouve être aujourd'hui la commune d'Alizay, dont l'église est dédiée à Saint Germain.

+Sophie Boudarel a trouvé la fiche de la commune d'Alizay sur le site du Cercle Généalogique de l'Eure.
Alizay est située non loin de Rouen, à côté de Pont de l'Arche, dans l'Eure (27).

La commune est située de plus de 400 km de Jaillon.
L'acte de mariage ne dit pas pourquoi Louys le normand est venu jusqu'en Lorraine?

Le 4 mai 1683, toujours à Jaillon, Louys Gentes est un des témoins du  mariage d'Antoine Pierron, natif de Bajeu (Bayeux en Normandie?) (source: page 18/771 - AD54). Un autre témoin se nomme Conrad Losser, allemand de nation. Sont-ils militaires? ou des travailleurs immigrés?

Il me reste désormais à aller à la recherche de mes origines normandes, insoupçonnées il y a encore quelques mois.
La généalogie me fait véritablement voyager et découvrir de nouvelles régions.

J'espère que le thème de mon challenge vous aura intéressé autant que le plaisir qui a été le mien à écrire les différents articles, cela, malgré quelquefois un manque de temps et de régularité. Mais le résultat est là : j'ai finalement terminé...à temps!
Merci à tous pour votre assiduité et vos commentaires.

Merci à +Sophie Boudarel et +Damien Desqueper pour leur aide à la transcription du patronyme notamment.

Y comme Ypres (Belgique), lieu de sépulture d'Auguste #challengeAZ

Durant ce challenge 2014 dont le thème est "Partis loin de chez eux...", je vais vous proposer de continuer à me suivre ou plutôt de suivre les pérégrinations de mes ancêtres.
Ces ancêtres qui sont partis un peu peu plus loin, voire très loin de chez eux.
Pourquoi? pour le travail? pour des "épousailles"?
Je n'aurai pas forcément la réponse mais je compte sur votre assiduité et vos remarques, suggestions pour m'apporter des pistes nouvelles et faire disparaître certaines épines généalogiques.
 
Ypres est le lieu de sépulture de mon arrière grand-oncle, Auguste CHEVALIER.
Il était le frère de mon arrière grand-mère Juliette.
Comme elle, il était né à Vouzeron, village solognot dans le département du Cher le 23 août 1892, du mariage de Jules Chevalier et de Marie Madeleine Veillat.
Archives départementales du Cher
Né en 1892, il était donc de la classe 1912 et d'après sa fiche matricule, il était bon pour le service armée. Celle-ci précise qu'il s'est mis en route le 9 octobre 1913 et arrivé au corps et soldat le 10 octobre sous le numéro matricule 3124.
 
Copie réalisée par les Archives départementales du Cher
Il avait les cheveux châtains foncés, les yeux bleus, un front large et le visage ovale, et mesurait 1m66 avec une cicatrice sur le côté droit du front.

Il avait été intégré au 3ème bataillon des chasseurs à pied.

Le 2 août 1914, il fût mobilisé.
Mais malheureusement, le 6 décembre 1914, il décéda des suites de ses blessures à l'hôpital n°15 de Poperinghe en Belgique.
Ci-dessous, le lien vers sa fiche sur la base des Morts pour la France:
 
Collection personnelle Benoît PETIT - Auguste CHEVALIER se trouve au milieu , 2ème à partir de la gauche (merci à Odile Cerveau)
Collection personnelle Benoît PETIT - Monument aux Morts de Vouzeron - Auguste CHEVALIER est inscrit sur la 2ème ligne
Je pensais qu'il avait été enterré à Vouzeron avec son père.
Mais j'ai découvert par la suite, grâce au site Mémoire des Hommes, que sa sépulture se trouvait à Ypres, à la


Ma cousine, Odile Cerveau, est allé il y a quelques mois à Poperinghe pour rechercher la tombe de notre grand oncle.
Grâce à elle, nous avons désormais une photo de sa tombe.
Photo prise par Odile Cerveau

Photo prise par Odile Cerveau

samedi 28 juin 2014

X comme Xermaménil (54) et mon aïeul transalpin #challengeAZ

Durant ce challenge 2014 dont le thème est "Partis loin de chez eux...", je vais vous proposer de continuer à me suivre ou plutôt de suivre les pérégrinations de mes ancêtres.
Ces ancêtres qui sont partis un peu peu plus loin, voire très loin de chez eux.
Pourquoi? pour le travail? pour des "épousailles"?
Je n'aurai pas forcément la réponse mais je compte sur votre assiduité et vos remarques, suggestions pour m'apporter des pistes nouvelles et faire disparaître certaines épines généalogiques.

Aujourd'hui, je vais vous parler de mon ancêtre Anthoine Monet.
D'après  +Geneanet , le patronyme Monet (ou Monnet) est un diminutif formé par aphérèse sur un nom terminé par -mon(d), le plus souvent Simon. C'est dans le Nord et la Haute-Savoie que le nom Monet est le plus fréquent, mais on le trouve dans plusieurs autres régions, tout comme les Monnet, très nombreux dans l'Ain et les Deux-Sèvres. 

Anthoine s'est marié en Lorraine, plus exactement à Xermaménil (54) le 29 mai 1710 avec Catherine Husson. Que nous dit son acte de mariage?

Archives départementales de Meurthe et Moselle, vue 75 -
B. (1651-1692, 1694-1732), M., S. (1690-1692, 1694-1732) - 1651-1732 - 5 Mi 594/R 1

"Anne Marie fille Illégitime d’Anthoine monet estranger
et de Catherine husson fille aussi estranger a esté baptisée
ce 29 may 1710 et a eu pour parein Jean fery Jeune
fils et pour mareine Anne Bergé aussi Jeune fille
tous deux de cette paroisse qui ont signé et marquez
avec …Curé         Laditte Catherinne husson
a déclaré par serment en presence du maire et deux
autres tesmoins de la paroisse que la baptisée sa fille
estait dudit anthoine husson estranger
Defrance
J ferry
La marque de la mareine
"

Anthoine Monet est signalé comme estranger et Catherine Husson également!
La question à se poser: ils sont étrangers de? la Lorraine? de Xermaménil?

Une partie de la réponse, pour Anthoine, est donnée dans son acte de fiançailles, le 20 septembre 1711, toujours à Xermaménil.


Archives départementales de Meurthe et Moselle, vue 76 -
B. (1651-1692, 1694-1732), M., S. (1690-1692, 1694-1732) - 1651-1732 - 5 Mi 594/R 1

"Le vingtieme septembre 1711 Les fiancailles D’Anthoine
monet Italien de nation et Catherine husson fille de Jober
husson et de marie Gocher ses pere et mere, ont esté faites
selon Les cérémonies ordinaires de la Ste Eglise, et en
presence des Tesmoins soussignes et marques
La marque du fiancé
celle de la fiancée
la marque d’anne vautrin
Raimbault"
Le mystère est dévoilé: Anthoine serait d'origine italienne. Mais aucune ville d'origine n'est malheureusement mentionnée.
Leur acte de mariage, deux jours plus tard, n'apporte rien de plus à ses indications.

Archives départementales de Meurthe et Moselle, vue 76 -
B. (1651-1692, 1694-1732), M., S. (1690-1692, 1694-1732) - 1651-1732 - 5 Mi 594/R 1
"Le mariage des desnommez cy dessus a esté solennisé selon
les ceremonies ordinaires et accoustumeez, et en presence des
tesmoins soussignez, ce vint deuxieme septembre apres la
publication dun ban pour avoir eü dispense des deux autres
La marque du marié
celle de la mariée
Raimbault
La marque d’Estienne vaultrin
Defrance
"
Quel était le territoire de l'Italie en 1710?
Les prénoms et noms d'Anthoine semblent bien français.
Etait-il de Savoie, territoire italien?

J'en saurais peut-être plus lors de ma prochaine visite aux archives départementales de Nancy.
Les archives de la Cour Souveraine de Nancy datant d'avant 1765 contiennent des lettres de naturalité, lettres attribuant la nationalité lorraine ou française à un étranger. J'ai espoir d'y retrouver Anthoine et ses origines.




W comme Woëvre, plaine où vécurent mes aïeux #challengeAZ

La plupart de mes ancêtres paternels sont originaires de la plaine de la Woëvre ; plaine où ils sont nés, se sont mariés, ont travaillé...Ils me donnent d'ailleurs, toujours du fil à retordre, pour les retrouver. Mais c'est ce qui fait le sel de la généalogie.

C'est un paysage et une région que je ne maîtrise pas.
Cependant, grâce au site Internet du conseil général de Meurthe-et-Moselle, je vais vous présenter tout d'abord la plaine avant quelques-uns de ses villages qui ont vu passer la majorité de mes ancêtres.


La Woëvre forme une vaste dépression reposant sur les couches de marnes et d’argiles du Jurassique. Elle dessine une plaine humide au relief très peu marqué, limitée à l’est par le plateau calcaire sec de Haye et dominée à l’ouest par les reliefs puissants des Côtes de Meuse. Elle s’allonge ainsi de la vallée de la Chiers au nord (Meuse), jusqu’à Neufchâteau au sud (Vosges) sur plus de 120 km, présentant des paysages ruraux ponctués d’une multitude d’étangs et de forêts humides.Dans le département, l’unité de paysage de la Woëvre comprend les franges orientales de la plaine. 
Elle reste étroite et découpée dans sa partie nord (à l’ouest du Pays-Haut) pour s’élargir dans sa partie sud atteignant 13 km de large environ au nord de Toul. La plaine étroite qui se prolonge au sud de Toul, intimement liée à la côte, est raccrochée à l’unité de paysage des Côtes de Meuse

La Woëvre, une plaine humide défrichée et drainée
Hormis le pied des Côtes de Meuse, mis en culture dès l’époque romaine pour la vigne, la plaine de la Woëvre est longtemps restée un territoire marécageux et forestier, l’occupation humaine étant fortement entravée par les marais. Les vastes forêts et boisements qui émaillent la plaine de la Woëvre sont ainsi les vestiges de la lente conquête de l’agriculture sur l’eau et la forêt.
Au Moyen-Age, les communautés religieuses (notamment les abbayes de Saint-Benoît, Gorze et Rangéval), les Comtes de Bar et les Ducs de Lorraine entreprennent de lourds travaux de défrichement et d’assainissement des marais, colonisant peu à peu la plaine. 
Des étangs sont créés en lieu et place des marécages. Les terres ainsi gagnées sont mises en pâture et les étangs deviennent des réserves de poisson. Le drainage des terres se poursuit, notamment après la guerre de Trente Ans (XVIIe siècle), permettant la culture du blé qui se généralise, et qui fait de la Woëvre le « grenier à blé de la Lorraine ».
Peu riche en minerai, la Woëvre ne subit pas la fièvre industrielle qui touche la Lorraine aux XIXe et XXe siècles et reste un territoire rural de polyculture-élevage ; ses forêts sont préservées de la surexploitation.
Après la Seconde Guerre mondiale, l’intensification des pratiques agricoles et le drainage systématique des terres agricoles transforment les paysages de la plaine, généralisant par endroit les grandes cultures et simplifiant les paysages. Toutefois, les prairies se maintiennent dans les zones les plus humides et les exploitations laitières, garantes de la diversité des paysages, bien que connaissant des difficultés économiques, parviennent à se maintenir.


ANDILLY

Des horizons boisés dessinés par les reliefs puissants des Côtes de Meuse
© Agence Folléa-Gautier Paysagistes-Urbanistes - Conseil Général 54
Les reliefs boisés des Côtes de Meuse dessinent l’horizon sombre de la Woëvre à l’ouest - Andilly

Andilly se trouve au nord de Toul (54).
C'est notamment de ce village, que sont originaires mes aïeux dont je porte le patronymes, les PETIT, charrons de pères en fils (ci-dessous la liste des ancêtres ayant un lien avec cette commune).



GROSROUVRES

27 évènements familiaux ont eu lieu à Grosrouvres, d'après mon logiciel, sur une période allant de 1699 à 1871. A ce titre, elle mérite donc d'être mentionnée!


MANDRES-AUX-QUATRE-TOURS

Commune que j'ai évoqué dernièrement, dans le cadre du présent challenge (lien vers l'article).
Mandres est à considérer comme une ville de passage pour mes ancêtres, sur leur chemin entre Toul et Commercy. Cela se voit sur la période qui s'étend de 1761 à l'an XI.

MANONCOURT-EN-WOEVRE

Manoncourt est une des communes sur laquelle je dois passer plus de temps. Elle est le lieu d'origine des LEMAIRE et BAUDOIN.


NOVIANT-AUX-PRES

Noviant a vu passer mes ancêtres DAVRAINVILLE et semble être également la commune d'origine des PIQUOT.


ROYAUMEIX

Cette commune est très importante dans ma généalogie puisqu'elle est présente sur plusieurs branches paternelles, et notamment sur les patronymes suivants:
- COLLOT
- GILLET
- BURTé
- MARON
- POINçOT (Poinsot)
sur une période allant de 1691 à 1835.


© Agence Folléa-Gautier Paysagistes-Urbanistes - Conseil Général 54
Village installé sur un léger pli du relief - Royaumeix


Sources:
- Wikipédia
- http://vivrelespaysages.cg54.fr/la-plaine-de-la-woevre.html

jeudi 26 juin 2014

V comme Vernhet Louis, dit Vergniette, le cavalier #challengeAZ

Louis Vernhet, un ancêtre que je croyais lorrain, se trouve être étranger à la Lorraine.

Le 30 avril 1737, il se marie dans la ville de Saint-Mihiel avec Marie Magdeleine Jolliot, avec qui, il s'installera, non loin de là, dans la petite commune de Saint Aubin sur Aire.
Ils auront ensemble, au moins quatre enfants, et notamment mon aïeul Claude baptisé le 21 octobre 1750 à Saint Aubin.


Archives départementales de la Meuse - vue 11 SAINT-MIHIEL > Mariages 1736-1752
Dans l'acte de mariage de Louis, le curé nous relate les informations suivantes : 

"Lan 1737 Le trente avril apres les publications
des trois bans de mariages promis entre
Louis vernhet fils de Jean vernhet et de
marie roudelese de la paroisse dartigues
Diocese de Rhodes en auvergne dune part et
marie magdeleine Jolliot fille de Joseph jolliot
et danne Massinot de cette paroisse dautre part
publications faittes tant en la ditte paroisse
dartigues et quen celle de St mihiel sans quaucun se
soit opposé ou ait declaré aucun empechement
Je curé Dayens ....ay recu leur
mutuel consentement et leur ay d onné La
Benediction nuptiale avec Les Ceremonies
prescrittes par la Ste Eglise et en presence de parents
et amis qui ont signé comme temoins
L vernhet
Joseph Jolliot
Madelaune Joliot
francois ..."

Le curé précise que Louis vient de la paroisse d'Artigues, diocèse de Rhodes en Auvergne.
Après recherches, Artigues se trouve actuellement dans la commune de Maleville, dans l'Aveyron, non loin de Rodez.



Pour rédiger cet article, je me suis mis à rechercher leur premier enfant.
Il se trouve qu'il est né, non pas à Saint Aubin, mais à Saint-Mihiel, ville de leur mariage.

Archives départementales de la Meuse - vue 234 SAINT-MIHIEL > Baptêmes 1730-1740
"Le dix huitieme juillet 1738 je vicaire soussigné ay baptisé le fils
de Louis Vergniette et de magdeleine jolliot son épouse qui est
né le dix sept auquel on a donné le nom de joseph le parein
a été joseph jolliot la mareine marie jolliot ..."

Cet acte de naissance montre que le patronyme aveyronnais de Louis Vernhet se prononce, non pas comme il est écrit, mais "Vergniette". C'est d'ailleurs cette orthographe qui sera reprise pour les prochaines générations.

C'est dans l'acte de naissance de leur 2ème enfant à saint Aubin que peut être trouvé la raison de la migration de Louis Vernhet:
Archives départementales de la Meuse - vue 60/179 Cote E dépôt 346 (1 E 13) 

" Jacques Louïs fils legitime de Louïs Vergniette
Cavalier de la maréchaussée et de
Madeleine jauliot son épouse est né
le vingt deux et batizé le vingt trois
jour du mois de decembre mil sept
cent trente neuf parein le Sr Jacques
Durival Mareine Delle Anne humblot
qui ont Signé
"

Tout d'abord, l'orthographe nouvelle du patronyme se trouve confirmée, alors que nous nous trouvons dans une paroisse différente.
Enfin, Louis est mentionné comme cavalier de la maréchaussée, profession réservée à d'anciens militaires. Le cavalier de la maréchaussée est un homme de la police montée et a pour mission notamment de surveiller les rassemblements (foires et marchés, fêtes locales, etc.).

La compagnie de la Maréchaussée du département de Lorraine et Barrois,  créée par un édit de Stanislas Leczinski, Roi de Pologne et duc de Lorraine et de Bar en octobre 1738 sera rattachée à la France en 1766 à la mort de ce prince. Les personnels de cette compagnie quittèrent leur uniforme constitué d'un habit de drap jaune, doublé de même couleur, ayant des manches noires à la polonaise pour prendre celui de la maréchaussée française.
La résidence du prévôt général était à Lunéville (54) et comptait jusqu'à 70 cavaliers.
Le 12 mai 1768, la force de cette compagnie fut fixée à 186 hommes divisée en 36 brigades.

On peut supposer qu'au cours d'une campagne militaire en Lorraine, Louis y a connu sa future épouse et s'y est établi en devenant cavalier.

Grâce au Cercle Généalogique du Rouergue et pour finir le portrait de mon aïeul aveyronnais, j'ai pu retrouver facilement l'acte de naissance de Louis Vernhet, en date du 28 octobre 1707.
 
Archives départementales de l'Aveyron - vue 1 - 2E148-11 2E148-11 ARTIGUES BMS 1791/1791 1791/1791 1791 État civil Baptême Mariage Sépulture ARTIGUES (MALEVILLE, Aveyron, lieu-dit)
 "Le 28 octobre 1707 a esté baptizé dans leglise St jaques
d'artigues Louis vernhiet fils légitime et naturel de jean
vernhiet prâen (praticien) et danne Roudoleze mariés du village
des disses parroisse dud (dudit) artigues Lequel naquit le susd (susdit)
jour vingt huit octobre. Le parrein a este guillaume
vernhiet frere du baptizé et la marrene anne bedene
du lieu de Lanuejoul demeurant audt Ledit vernhiet
ne sachant signer"